La fin du séjour

 

 

Vendredi 27 novembre : restaurant typique et lèche-vitrine

Après une bonne nuit réparatrice nous allons confirmer les vols retour et faire réémettre deux billets qui ont été perdus au bureau Ethiopian Airlines de l'hôtel Hilton d'Addis. Ici tout n'est que luxe et ambiance feutrée, bien loin de la vrai vie éthiopienne que nous avons connue lors de nos six étapes. Les seuls Ethiopiens que nous rencontrons font partie du personnel de l'hôtel...

A midi nous allons déjeuner dans le restaurant le plus pittoresque de la ville, l’"Addis Abeba" !!! Cet ancien palais octogonal construit au début du siècle et agrandit dans les années 60 a un cachet extraordinaire. Tous les éléments de décoration sont authentiques, depuis les parures guerrières en poils de lion aux croix en argent de plusieurs kilos, et le mobilier souvent d’époque. L’accès au restaurant étant relativement discret, on y rencontre que des gens d’Addis et aucun étranger. La cuisine est à la hauteur du décor : tout est traditionnel et excellent, épicé à souhait. On y boit également le meilleur tej (hydromel) de la capitale, suivi d’un buna (café) d’anthologie.

photo37.jpg (10873 octets)Nous ressortons de là repus et prêts à parcourir les bijouteries du quartier de la Piazza. Les superbes bijoux d’or et d’argent finement ciselés sont d’un prix particulièrement abordable pour les Européens. Muna et ses amies Ethiopiennes qui nous accompagnent se font un plaisir de marchander durement, se battant parfois pour des rabais qui représentent quelques francs pour nous. Mais un achat sans marchandage est considéré comme un aveux de faiblesse. Bref si nos estomacs se sont bien remplis, nos porte-monnaies par contre sont nettement plus légers…

 

Samedi 28 novembre : Mercato et repas en famille

Cette nuit nous avons très peu dormis : une bande de Yéménites occupant plusieurs chambres à notre étage ont organisé une superbe orgie particulièrement bruyante jusqu’à 6h00 du matin. Il faut dire que pour ces ressortissants d’un pays voisin l’Ethiopie est facile d’accès et très bon marché. Ils viennent donc souvent braver leurs interdits pour quelques jours à Addis, amenant avec eux des filles faciles depuis Aden ou Saana.

L’après-midi est consacré aux derniers achats pour Serge, Claude et Marylise qui vont partir demain pour la Suisse. Le Mercato est l’endroit idéal pour les souvenirs et nous nous enfonçons dans les ruelles et les boutiques pour essayer d’y dénicher les pièces rares. L’immense marché grouille de monde et les gardes de sécurité armés d’un terrible gourdin dissuadent facilement voleurs et pickpockets.

Un superbe dîner éthiopien nous est servi le soir chez Muna : tous les aspects de la cuisine traditionnelle sont présentés sur un immense plat d’injera. Viandes de mouton, de poulet, de boeuf, tripes, oeufs, légumes, sauces douces ou fortes, tout est absolument délicieux et nous sommes très sensibles à l’hospitalité de nos hôtes. En buvant le café servi de façon traditionnelle nous visionnons les cassettes que Claude a faites depuis notre départ de Suisse. Nos hôtes sont impressionnés par notre raid et amusés par les nombreuses situations cocasses que Claude a su immortaliser. La soirée se termine au dancing de notre hôtel où nous apprenons quelques pas de danse éthiopienne, pour le plus grand plaisir de tous nos amis.

 

Dimanche 29 novembre : le groupe se sépare

Ce matin l’ambiance est particulièrement mélancolique : c’est le dernier petit déjeuner que le groupe prend ensemble. Parce que trois membres rentrent vers l’Europe après deux semaines en Abyssinie. Tous nos amis éthiopiens sont là pour accompagner Serge, Claude et Marylise à Bole. Patricia et moi profitons de notre statut d’étrangers pour pouvoir rentrer dans l’enceinte de l’aéroport et ne quitter nos amis qu’au contrôle des passeports. Car la sécurité particulièrement stricte interdit aux familles d’accompagner les proches dans les bâtiments. Un dernier signe de la main et déjà nous nous retrouvons seuls mais très entourés par Muna et sa famille qui nous emmènent faire un tour commenté de la ville en minibus.

Nous voyons tous les bâtiments importants et chargés d’histoire de la capitale, nous visitons le zoo des lions où les derniers spécimens de la race abyssine sont montrés au public. Le lion est d’ailleurs omniprésent en tant que symbole en Ethiopie. Nous prenons un verre dans les magnifiques jardins de l’hôtel Ghion, un des premiers palaces construits sous Hailé Sélassié.

 

Une dernière semaine en famille à Addis Abeba

photo17.jpg (9496 octets)La dernière semaine de notre séjour nous fera découvrir cette merveilleuse ville qu’est Addis Abeba, pilotés par nos amis éthiopiens, ainsi que le Centre de Réhabilitation et Prothèse du Fond spécial du CICR. Nous ferons beaucoup de découvertes, des achats intéressants, des visites de musée,…

La dernière soirée clôturée par un repas de roi chez Muna avec tous nos amis restera comme un des moments les plus forts d’AbyssiRaid 98 : la variété et surtout la qualité des mets présentés resteront gravées dans notre mémoire pour longtemps. Et nous rentrons à notre hôtel les bras chargés de cadeaux !

Les adieux à tous nos amis le vendredi 4 décembre seront particulièrement émouvants. Nous avons le sentiment de laisser un peu de nous-mêmes derrière nous. Mais nous nous jurons de revenir très vite, si les aléas de la guerre entre pays de la Corne de l’Afrique nous en laisse la possibilité dans un avenir proche. Déjà nous nous retrouvons en l’air dans un avion qui nous ramène vers l’Europe et ses pistes enneigées qui vont perturber fortement nos horaires.

 

 

 

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